sur la question du Sahara, je ne m’attends pas à grand chose avec Obama

La politique extérieure américaine va se maintenir pour l’essentiel après l’élection de Barack Obama et n’aura aucun impact sur la gestion du dossier du Sahara, a estimé Abdellah Saaf, chercheur, directeur du Centre des Etudes et Recherches en Sciences Sociales (CERSS).

Sur la question du Sahara, je ne m’attends pas à grand chose avec le changement d’Obama”, a dit Saaf, lors d’une rencontre, lundi à Rabat, sur les perspectives de changement politique et économique au Mashreq et au Maghreb Arabe, sur fond de mutations internationales et régionales.

Les Algériens et le ”polisario” pensent “à tort” que la dynamique dont Obama est porteur va changer quelque chose à ce niveau, a-t-il ajouté, soulignant que le dernier mot concernant la question du Sahara appartiendra aux acteurs eux mêmes.

Evoquant les préoccupations de la politique extérieure de la nouvelle présidence américaine, Saaf a indiqué que la guerre contre le terrorisme, lancée par l’ancien président George W. Bush, “n’aura plus le même aspect envahissant et obsessionnel” puisque “tout indique que le terrorisme est en déclin, ce qui ne supprime pas, dit-il, totalement les risques et les menaces”.

“Nous sommes dans une nouvelle phase, où l’articulation entre sécurité et liberté va être plus visible”.

Pour sa part, le directeur du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient à Beyrouth, Paul Salem, qui a axé son intervention sur l’impact des développements internationaux et régionaux sur le monde arabe, a indiqué qu’il existe une certaine continuité dans la politique extérieure américaine, ce qui ne devra pas se traduire par un grand changement sur le traitement des questions préoccupant les pays arabes. Une différence peut, toutefois, être enregistrée au niveau de l’approche suivie, a-t-il ajouté, précisant que Barack Obama privilégie plus la politique de consensus et les solutions de compromis.

Les travaux de cette rencontre, organisée par le CERSS en collaboration avec le Centre Carnegie pour le Moyen-Orient à Beyrouth, sont axés également sur “le processus de réformes économiques et sociales: cas de la Jordanie et du Maroc”, et “Réforme politique, Démocratisation et Partis politiques”.MAPMardi 03 Mars 2009

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